Ce blog permet de nous faire connaître et de découvrir la Fraternité Franciscaine Séculière de Normandie.
13 Janvier 2026
Saint Louis, roi de France, IIIème Ordre, 1214 – 1270
Saint Louis est le patron des franciscains séculiers.
Saint Louis est né du temps de François. Il avait 14 ans quand François fut canonisé.
Roi de France à 12 ans, marié à Marguerite de Provence, ils ont 11 enfants.
Son sens de la prière, de la justice et de la paix, son amour des pauvres… sont tout à fait franciscains.
Au cours de la croisade, il meurt de la peste à Tunis durant la croisade en disant : « J’entre dans Ta maison, Seigneur ; j’adore dans Ton temple saint et je rends grâce à Ton Nom ». Jacques LE GOFF, Saint Louis, Ed Gallimard, 1996.
Saint Louis est connu pour sa profonde piété. Il acheta les reliques de la Passion, dont la couronne d’épines pour lesquelles il avait fait bâtir la Sainte Chapelle. Pour lui, comme pour Saint François, rien n’était trop beau pour honorer le Seigneur.
En dépit de ses hautes fonctions, son train de vie restait simple et maqué par la prière ainsi que par les œuvres de miséricorde à l’égard des plus pauvres de son royaume. Il aimait recevoir Saint Bonaventure, le saint qui structura l’ordre de Saint François. Ce dernier a prêché 19 sermons en présence du roi.
La proximité spirituelle et fraternelle de Saint Louis avec les franciscains est également soulignée par sa rencontre avec Frère Gilles, l’un des premiers compagnons de Saint François. Cette rencontre est relatée dans les Fioretti dont voici un extrait :
Et arrivant à la porte du couvent des frères, comme un pauvre pèlerin inconnu, avec peu de compagnons, Saint Louis, roi de France, demande avec grande instance frère Gilles, sans dire au portier qui était celui qui le demandait. Le portier va donc à frère Gilles et lui dit qu’à la porte il y a un pèlerin qui le demande ; et il lui fut en esprit révélé par Dieu que c’était le roi de France. Aussi, en grande ferveur sort-il précipitamment de sa cellule et court-il à la porte ; et sans aucune question, sans que jamais ils se fussent vus, s’agenouillant avec une très grande dévotion, ils se jetèrent dans les bras l’un de l’autre et s’embrassèrent avec la même familiarité que s’ils avaient depuis longtemps entretenu une grande amitié mais durant tout cela ils ne parlaient ni l’un ni l’autre, mais ils restaient ainsi embrassés, en silence, donnant tous ces signes de charité et d’amour. Et après qu’ils furent restés un long espace de temps en cette étreinte, sans dire un mot, ils se
quittèrent ; et saint Louis s’en alla continuer son voyage, et frère Gilles retourna à sa cellule.
Au départ du roi, […] les frères dirent à frère Gilles : « Pourquoi as-tu été si discourtois qu’à un roi si saint, venu de France pour te voir et pour entendre quelque bonne parole de toi, tu n’aies rien dit ? » Frère Gilles répondit: « Mes frères bien-aimés, ne vous en étonnez pas, car si nous n’avons pas pu nous dire une parole l’un à l’autre, c’est parce qu’aussitôt que nous nous sommes embrassés, la lumière de la science divine nous a révélé et manifesté à moi son cœur, à lui le mien ; et ainsi, par une divine opération, nous avons connu ce que je voulais lui dire et ce qu’il voulait me dire beaucoup mieux que si nous avions parlé des lèvres et avec une plus grande consolation et si nous avions voulu expliquer de vive voix ce que nous éprouvions dans nos cœurs, c’eût été pour notre affliction plutôt que pour notre consolation, à cause de l’imperfection du langage humain qui ne peut exprimer clairement les mystères secrets de Dieu. Et ainsi, sachez avec certitude que le roi de France est parti admirablement consolé. » Fioretto 34.
A noter que Saint Louis n’a jamais mis les pieds en Italie, il s’agit donc d’une légende qui reflète bien la proximité du roi avec les ordres mendiants et plus spécifiquement l’ordre fanciscain.
Saint Louis a toujours cherché à mettre en pratique dans sa vie, les enseignements franciscains, respectant un juste équilibre entre sa vie de foi et sa fonction royale.
Il sera canonisé par le Pape Boniface VII en 1297.
Nadine Deswasière.
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